MAX JACOB FACE A L’HISTOIRE, Journée d’étude à l’Université d’Orléans

By | February 4, 2009

Journée d’étude MAX JACOB FACE A L’HISTOIRE
Vendredi 6 février 2009, Université d’Orléans

organisée par l’Association des Amis de Max Jacob
en partenariat avec l’UFR-LLSH, l’Unité META de l’Université d’Orléans et la section de Français de l’Université de Lausanne.

Max jacob face à l’histoire

6 février Université d’Orléans – UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines. Salle du Conseil

Présentation (Voir programme ci-après)

De 1876 à 1944, des débuts de la Troisième République à sa déportation tragique à Drancy, Max Jacob a été confronté à de nombreux événements historiques nationaux et internationaux : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Révolution russe, instabilités gouvernementales, crise économique, montée de l’antisémitisme et des régimes totalitaires, génocides. Comment s’inscrit-il face à ces événements en tant qu’écrivain d’avant-garde ? Cet auteur, souvent décrit comme fantaisiste, prend-il la mesure des événements qui bouleversent le monde ? Range-t-il l’activité artistique dans une autonomie qui la détache de toute fonction dans le débat public ? Par ailleurs, reste-t-il sur la même position tout au long de son parcours littéraire ? Quelles différences perçoit-on alors entre l’homme de l’arrière lors de la Première Guerre, l’homme conservateur de l’entre-deux-guerres et l’homme menacé à partir de l’Occupation ? Comment prend-il position face à la montée du fascisme lors de son voyage en Italie de 1925 ou face à la guerre civile espagnole qui touche directement bon nombre de ses amis comme Picasso, Bergamín ou Gris ? Autant de questions que nous désirons traiter directement à travers une journée d’études, qui permettrait de toucher des problématiques aussi cruciales que peu évoquées pour l’instant par la critique jacobienne.

S’il est commun de dire que Max Jacob n’est pas un écrivain politiquement « engagé », avec une production littéraire qui serait un moyen d’agir directement sur les enjeux d’une époque, il reste néanmoins à considérer ses positionnements effectifs dans sa vie comme dans son oeuvre. Ces éléments peuvent être observés à travers des études de sa biographie et de sa pratique épistolaire. Toutefois, il nous paraît important également de donner place à l’évocation des événements historiques dans sa production littéraire poétique, romanesque ou théâtrale. Que deviennent alors les notions fondamentales de son esthétique et les traits spécifiques de son écriture ? Comment conjuguer la recherche de l’émotion, la description minutieuse des caractères et la permanence de l’ironie face à des événements historiques considérables ? Pour répondre à ces questions, il s’agira lors de cette journée d’études de constamment replacer les propos de Max Jacob dans leur cadre historique, afin de situer au mieux cet auteur par rapport au champ littéraire et aux débats, souvent virulents, sur l’engagement des écrivains à ce moment-là.

Loin du militantisme, mais avec une idéologie religieuse, retiré à Saint-Benoît-sur-Loire, mais rattrapé par la persécution des juifs, observateur des tensions sociales, mais se refusant à toute prise de position qui l’enfermerait, Max Jacob offre un terrain d’étude particulièrement mouvant, et souvent paradoxal. C’est pourquoi ses positions prennent sans doute une grande originalité dans le domaine littéraire pour ces périodes marquantes de l’histoire française. Les études devront dès lors s’efforcer de situer la spécificité de Jacob par rapport à d’autres écrivains et d’autres pratiques qui lui sont contemporains.

Comité scientifique
Georges Bensoussan, Géraldi Leroy,
Antonio Rodriguez, Patricia Sustrac

Matinée

9 h 15 : Ouverture

9 h 30 : Géraldi Leroy (Univ. d’Orléans)
Les positionnements historiques dans la correspondance de Max Jacob

10 h 00 : Alexander Dickow (Rutgers University, New Jersey – USA)
Le Cornet à dés, entre autonomie et idéologie

11 h 15 : Yaël Hirsch (Sciences Politiques – Paris)
Un converti en de sombres temps : Max Jacob et le judaïsme

11 h 45 : François Vignale (Univ. de Versailles)
Max Jacob, Max-Pol Fouchet et la revue Fontaine
Après-midi

14 h 30 : Max Jacob et les dictatures européennes
Table ronde avec Hélène Henry (Orléans) et Christian Pelletier (Paris)
Modérateur : Guy Basset (Orléans)

16 h 00 : Antonio Rodriguez (Univ. de Lausanne)
Reportage juin 40, un texte engagé ? Genèse et postérité d’un poème emblématique

16 h 30 : Patricia Sustrac (Orléans)
La mort de Max Jacob : réalité et représentations

17 h 30 : Conclusion générale, Claude Mouchard (Univ. Paris 8)

Inscription
L’inscription à la journée d’étude est gratuite à l’exception du repas (25 euros). Merci d’enregistrer votre participation par courrier à l’aide du coupon téléchargeable (que nous vous remercions imprimer, puis de remplir très lisiblement)

Plan d’accès
La journée d’étude se déroulera à l’Université d’Orléans.
UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines
Salle du Conseil
10 rue de Tours
Tramway A : arrêt « Université – Indien »

Accès à l’Université d’Orléans

Plan du campus

Contact
Par téléphone : 02 38 35 58 97

Par courriel

Responsable : Les Amis de Max Jacob

Url de référence :
http://www.max-jacob.com

Adresse : Les Amis de Max Jacob 450 rue des Clémenderies 45460 Bray en Val